Jodoigne

Geldonia Fori, Jodoigne-le-Marché.
Une Villa Nova d’origine médiévale   

 

                        
                                                Grand Place de Jodoigne

                                                                                                     
Origines

Jodoigne fait partie des diverses fondations de Henri Ier, Duc de Brabant. Ce dernier, soucieux d’agrandir les frontières de la Maison de Louvain, fit mainmise en 1184 sur la seigneurie de Jodoigne, propriété des Comtes de Duras.

Cette absorption ducale contribuera largement à l’éclosion de la ville, qui en 1194 - soit dix ans après son annexion - était répertoriée parmi les neuf franchises du Brabant. A l’origine modeste domaine rural, Jodoigne gagna donc rapidement le rang d’agglomération urbaine. Favorisée par le Duc, qui y envoyait d’ailleurs sa progéniture pour la qualité de son air, la cité acquit une prospérité certaine. Relais entre les grandes villes du duché, (Louvain, Bruxelles...) et les campagnes, la cité avait pour principale fonction la redistribution de produits alimentaires - grains ou bétails - ou d’artisanat : une ville marché était née, qui, dès 1322 était identifiée comme telle (Geldonia Fori).


Saint-Médard, Saint-Lambert et la Villa Nova

Lorsque le duc Henri Ier jette les fondations de sa ville neuve il modifie la configuration d’un bourg qui s’était développé antérieurement au quartier Saint-Médard, vraisemblable berceau de la ville. L’église Saint-Médard, jadis environnée de son cimetière, en était le centre, du moins à partir du XIIIe siècle, période de la reconstruction de l’édifice conservé.

C’est en contrepoint de ce quartier "primitif", où se trouvaient les origines de la ville, qu’Henri Ier, Duc de Brabant, décide de bâtir une ville neuve, dont les travaux sont entrepris rapidement après l’annexion de l’ancienne seigneurie, effective en 1184.

Enfin, tapi au pied de la falaise investie par le Duc, se déploie le quartier Saint-Lambert. Ce dernier trouverait quant à lui son origine - bien que soumise à caution - dans la deuxième moitié du Xe siècle, par la donation de "Jodoigne" de la riche alleutière Alpaïde d’Hoegaarden au chapitre de Saint-Paul à Liège.


L’enceinte de Jodoigne

Contemporaine à la création de la Villa Nova, la muraille qui cernait la cité bénéficiait d’avantages liés à la topographie du site. Sur son côté ouest, la Gette et la falaise assuraient une protection naturelle efficace, tandis que côté sud, les viviers, pièces d’eau alimentées par le ruisseau Saint-Jean, faisaient office de "barrière" relative. De forme grosso modo triangulaire, la muraille était ponctuée par un certain nombre de tours (huit sans doute...) dont une subsiste encore bien qu’elle soit remaniée. sur son flanc méridional, vraisemblablement plus fragile, la fortification s’avançait à la manière d’un corridor, qui bordait les viviers.


La cité de la Gadale

Le raidillon qui se situe au pied du château, entre la porte "d’Outre-Gette" et la Grand-Place, fut jadis le lieu où aurait résidé une femme que l’on disait sorcière. Par extension, le qualificatif qui la désignait fini par s’appliquer à tout un petit quartier, désormais dit "la Gadale".


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  Geldonia Fiori

 

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